Les crises des enfants

Par Adventiste Magazine

Les enfants ressentent de grandes et fortes émotions. Pire encore, ils ressentent de grandes et fortes émotions pour des choses qui, à nos yeux, paraissent plutôt insignifiantes.

Tu as utilisé l’assiette de la mauvaise couleur à midi ?

On ne peut plus aller au parc comme prévu parce qu’il s’est mis à pleuvoir ?

Les pièces de Lego ne s’emboîtent pas ou ne tiennent pas ensemble comme elles le devraient ?

La clé pour gérer les émotions de nos enfants n’est pas de leur dire de se calmer, même si ce sont probablement les premiers mots qui nous viennent à l’esprit. Il s’agit plutôt d’accueillir ces émotions, de les écouter et de permettre aux enfants de les exprimer… tout en restant nous-mêmes calmes.

Ces émotions que ton enfant ressent font partie de la dysrégulation émotionnelle. Lorsqu’il fait une crise, ce dont il a besoin de notre part, c’est que nous nous régulions avec lui jusqu’à ce que ses émotions reviennent sous contrôle.

« Les caprices et les crises sont normaux. En réalité, ils sont des signes de bonne santé », explique Gen Muir, éducatrice parentale. « Ce ne sont pas des choix que font nos enfants, mais un état de dysrégulation qui échappe à leur contrôle. Un enfant en pleine crise est en train de nous faire comprendre qu’il n’arrive plus à gérer les exigences émotionnelles d’une situation donnée ».

Alors, que faire lorsque ton enfant est émotionnellement dysrégulé ?

Muir nous donne quelques suggestions de choses à ne pas faire :

  • Moins de tentatives pour résoudre le problème ;
  • Moins de tentatives pour trouver une solution ;
  • Moins de tentatives pour faire passer une leçon ;
  • Moins de tentatives pour faire cesser la crise plus vite.

Et voici ce que nous devrions essayer d’être :

  • Calmes : garder une respiration lente et profonde ;
  • Sûrs de nous : intervenir pour les arrêter s’ils font du mal à eux-mêmes ou aux autres ;
  • Présents : rester avec eux, surtout dans les moments les plus difficiles ;
  • Bienveillants : envers eux, et très certainement envers nous-mêmes.

« Je ne vais pas mentir : accueillir les émotions de ton enfant peut faire peur », déclare Muir. « Mais apprendre à le faire te fera crier moins, te donnera un sentiment d’être plus capable de fixer des limites claires et t’aidera à répondre aux besoins émotionnels de ton enfant ».

De Melody Tan, responsable du projet Mums At The Table. Elle vit à Sydney avec son mari et son fils, qui va à l’école primaire.
Source : https://st.network/analysis/top/when-your-child-has-a-meltdown.html 
Traduction : Tiziana Calà

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