Inondations au Népal : ADRA engage sa réponse d’urgence

Par Adventiste Magazine

Le 26 août, un pan de glace et de roche s’est détaché du Langtang-Lirung, à la frontière sino-népalaise. La vague qui a suivi a fait plus de 900 morts et plus de 4 200 disparus. ADRA Népal a activé son plan national d’urgence pour abriter les familles sinistrées.

Il était 8 h 37 du matin, le mercredi 26 août, quand le versant nord du Langtang-Lirung a cédé. Un mélange de glace et de roche est descendu vers la Lhende Khola et l’a barrée. Le lac s’est formé derrière l’obstacle, puis l’obstacle a lâché. Une vingtaine de minutes plus tard, la vague chargée de débris franchissait la frontière et emportait le marché de Timure, le bureau des douanes et une partie de Syabrubesi, deux localités que traversaient chaque jour les camions du commerce transfrontalier avec la Chine.

Cinq jours après, l’autorité népalaise de gestion des catastrophes recensait 903 morts et environ 4 247 personnes portées disparues, dont 592 ressortissants étrangers. Plus de 10 000 personnes ont été secourues, par près de 20 000 militaires, policiers et secouristes et 363 vols d’hélicoptère. La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge estime à environ 93 000 le nombre de personnes affectées.

Ce que les inondations au Népal ont détruit

Le district le plus endeuillé n’est pas celui où la crue est née. C’est Chitwan, à plus de cent kilomètres en aval, avec 272 victimes. Des corps ont été retrouvés jusqu’à 240 kilomètres du point de départ, certains de l’autre côté de la frontière indienne, dans les districts de Kushinagar et de Maharajganj.

Les dégâts se constatent d’abord sur les routes. Quarante et un ponts ont été détruits et une quarantaine de kilomètres de chaussée sont hors d’usage. Le nord du district de Rasuwa s’est retrouvé coupé du reste du pays au moment précis où il fallait y faire entrer des secours.

Trois établissements de santé ont été détruits : les postes de santé de Syabrubesi et de Timure, et l’antenne sanitaire de Timure. L’hôpital de Baireni, à Galchi, est partiellement endommagé. Les hôpitaux de Dhading et de Trishuli, à Bidur, fonctionnent mais restent difficiles d’accès. À l’hôpital de district de Rasuwa, les besoins immédiats portent sur la traumatologie : brancards, attelles, échographes portables, colliers cervicaux, solutés, matériel de pansement.

Six installations hydroélectriques majeures ont été endommagées.

Neuf mille familles à abriter

L’évaluation consolidée des humanitaires présents sur place chiffre le besoin : 9 000 familles, soit près de 39 000 personnes. Il leur faut 8 692 tentes et autant de bâches, 39 114 couvertures, autant de sacs de couchage ou de nattes. Il faut aussi 8 692 kits d’hygiène familiaux, 26 076 purificateurs d’eau et 3 910 kits bébé.

La réponse d’ADRA Népal

L’équipe d’ADRA Népal a rejoint Nuwakot, en bordure de zone inondée, pour évaluer la situation sur place et se coordonner avec les autorités locales. Dans les premières heures d’une crue, l’information est le premier bien rare : les équipes de terrain servent ainsi autant au renseignement qu’à l’action.

À son arrivée, l’après-midi du 28 août, l’équipe a dû se replier en hauteur. L’avis d’urgence sur le débordement du lac amont venait de tomber.

Une fois les priorités gouvernementales publiées, ADRA Népal a activé son plan national de gestion des urgences pour fournir des kits d’abri correspondant aux besoins recensés. La logistique au sol se prépare, en lien avec les collectivités locales, et un soutien de résilience à plus long terme est déjà à l’étude. Ce dispositif s’appuie sur les équipes d’intervention d’urgence du réseau ADRA, formées et prépositionnées de longue date.

L’organisation locale d’ADRA Népal repose sur un cadre fixé par les autorités népalaises via : des réunions de cluster convoquées par la NDRRMA et le centre d’urgence sanitaire ; une cartographie des ressources par la plateforme des ONG internationales au Népal pour éviter les doublons, un appel formel du Conseil de protection sociale pour Rasuwa et Dhading. L’accès public à la zone reste interdit et les opérations de recherche relèvent exclusivement de l’armée népalaise.

Soutenir la réponse d’urgence au Népal

Une tente, une bâche, un kit d’hygiène : les besoins de cette crise sont criants, et leur logistique est le vrai défi. Chaque don adressé à ADRA France pour cette urgence renforce la capacité d’ADRA Nepal à les acheminer jusqu’aux vallées coupées du reste du pays. C’est le même schéma que celui déployé lors de la réponse aux inondations en Espagne : évaluer vite, acheminer utile, rester après l’urgence.

Faire un don d’urgence : www.adra.fr/urgence

Grâce à la mobilisation de ses partenaires et de ses donateurs, ADRA peut poursuivre son action auprès des personnes les plus vulnérables, en France et à l’international. Votre soutien renforce des réponses concrètes, au plus près des besoins, là où les crises frappent le plus durement.


Source : https://actualites.adventiste.org/inondations-au-nepal-adra-engage-sa-reponse-durgence/

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